Le premier Grand Prix de la saison a laissé des traces chez Ducati. Après un week-end inattendu à Buriram — marqué par l’absence totale de Ducati sur le podium — le patron de l’équipe officielle Davide Tardozzi a reconnu que la situation avait changé. Et selon lui, Marc Marquez l’a parfaitement compris : le championnat 2026 ne ressemblera pas aux précédents.
Le constat est brutal car Ducati arrivait en Thaïlande avec un statut clair : celui de référence du plateau. Les essais précédents avaient été encourageants et la Desmosedici semblait toujours être la moto à battre. Pourtant, la course a raconté une tout autre histoire, avec Aprilia Racing qui a dominé le week-end et des Ducati incapables de se battre pour la victoire.
Tardozzi lui-même ne cache pas sa surprise sur GPone.
« Il semble qu’Aprilia ait beaucoup progressé et ils ont été incroyablement rapides avec leurs quatre pilotes. »
Plus troublant encore pour Ducati : la moto n’avait plus le même comportement que lors des tests effectués sur ce même circuit quelques jours auparavant.
« Ce week-end nous avons trouvé la moto complètement différente des essais et nous n’avons pas compris pourquoi. »
Dans ce contexte, le week-end de Marquez a pris une dimension particulière. L’Espagnol était encore en mesure de monter sur le podium avant que la casse de sa jante ne mette brutalement fin à sa course.
Mais au-delà de cet abandon, Tardozzi estime que le champion du monde a déjà intégré la réalité du nouveau championnat.
« Il a certainement compris que cette année il sera plus difficile de gagner le championnat. »

Davide Tardozzi : « Marc Marquez a une grande confiance en Gigi et en ses ingénieurs »
Cela ne signifie pas pour autant que Ducati doute de son pilote. Au contraire, le manager italien insiste sur la confiance mutuelle entre Marquez et les ingénieurs de Borgo Panigale. « Marc a une grande confiance en Gigi et en ses ingénieurs. »
Tardozzi rappelle également que la condition physique du pilote reste un facteur à surveiller, notamment après ses blessures récentes. « Je pense que dans quelques semaines son épaule droite ira encore mieux. »
L’analyse est donc nuancée : Ducati ne panique pas, mais reconnaît que l’équilibre du plateau a changé. Entre une Aprilia extrêmement rapide, des rivaux plus proches que jamais et une Desmosedici qui n’a pas livré toutes ses réponses à Buriram, la saison 2026 pourrait être bien plus ouverte que prévu.
Et si l’on en croit Tardozzi, Marquez l’a déjà compris : cette fois, le titre ne se gagnera pas seulement avec la meilleure moto, mais dans une bataille technique et sportive beaucoup plus serrée.







